Le nerf d’Arnold ou aussi appelé ‘’ grand nerfs occipital’’ est un nerf à deux fonctions : Une fonction motrice car il permet de bouger le cou et la tête en innervant les muscles de la nuque et une fonction sensorielle car nous ressentons grâce à lui les sensations au niveau du cuir chevelu et de la face antérieure de la tête. Les neuropathologies touchant le nerf d’Arnold peuvent avoir des origines diverses et variée, de l’accident de la route à la dysfonction vertébrale, ce qui rend son diagnostic plutôt difficile car on n’y arrive par élimination en plus de très facilement mal  interpréter les symptômes. Très handicapante, cette douleur est non seulement désagréable mais peut réellement poser problème dans la vie quotidienne: il faut toujours surveiller les mouvements que l’ont fait avec sa tête et éviter tout geste brusque qui peut réveiller la douleur à tout moment.

Comment diagnostiquer La Névralgie d’Arnold ?

La névralgie d’Arnold est caractérisée par une vive douleur au cou, allant jusqu’au sommet de la tête et parfois même atteignant l’arrière de l’œil. Elle peut être due à des facteurs bien définis tels que des traumatismes (chutes, coup à la tête, maladie de la moelle épinière …) ou spontanée.  Les symptômes principaux de la maladie d’Arnold sont :

  • Une raideur de la nuque et des douleurs musculaires situées au niveau du cou.
  • Une très grande sensibilité à la douleur dans cette région.
  • Certaines personnes atteintes de la maladie d’Arnold se plaignent de décharges au niveau du cuir chevelu comme si ‘’ les cheveux faisaient mal’’.
  • Des migraines  à répétition peuvent survenir.
  • La douleur peut être fulgurante et ne durer qu’un bout de temps ou être continue.
  • Des irradiations au niveau de l’arrière de l’œil peuvent survenir.
  • Plus que de simples  douleurs, ces dernières s’accentuent lors de mouvements de la nuque, signe que la pression sur le nerf est à l’origine des douleurs.
  • La douleur varie de picotements, à sensation de brûlure ou de décharges électriques.

Comment faire si je soupçonne une névralgie d’Arnold ?

  • Une radio du rachis cérébrale peut aider à déceler une anomalie des vertèbres.
  • Si rien n’est trouvé lors de la radio, un scanner de la charnière cervico occipitale  est demandé pour voir si le problème provient d’une malformation ou d’une anomalie osseuse.
  • Si rien n’est trouvé dans la radio ou le scanner, on procède à une IRM de la base du crâne. La racine C2, la moelle et les muscles de la nuque sont soigneusement examinés pour voir d’où provient exactement le problème.

Comment soulager la douleur due au nerf d’Arnold ?

Les séances de rééducation chez le chiropraticien étant séparées, vous n’allez pas vous laisser aller à la douleur entre deux séances. Il y a plusieurs façons de soulager les douleurs causées par ce nerf :

  • Une électrothérapie est souvent pratiquée. Elle consiste à appliquer des électrodes sur la partie à traiter qui envoient de petites décharges électriques grâce à un neurostimulateur. Cet appareil est en vente libre mais ne faites pas l’impasse sur l’avis de votre médecin.
  • Le mésothérapeute propose aussi de vous soulager cette douleur en vous injectant des petites doses de corticoïdes dans la zone douloureuse pour permettre au patient de retrouver une mobilité du cou et de la nuque.
  • Des séances d’ostéopathie peuvent, elles aussi, soulager la douleur; L’ostéopathe manipule vos os et articulations et essaye de localiser au mieux d’où provient la douleur pour débloquer le nerf.
  • Un traitement anti-inflammatoire ou anti-douleur peut être administré en fonction de l’intensité de la douleur. Certains patient ont recours à de la morphine quand la douleur devient trop insupportable.
  • Une activité physique légère peut soulager les douleurs en diminuant la perte de volume du muscle et en empêchant son  amyotrophie.

Comment prendre en charge la névralgie d’Arnold ?

Le plus grand inconvénient avec cette neuropathologie est qu’elle présente les mêmes symptômes que les migraines chroniques, le rhumatisme ou encore le bruxisme, bien que ces derniers soient le plus souvent une cause. Si ces derniers persistent pendant plusieurs années, un diagnostic de la maladie s’impose. Si la maladie est diagnostiquée assez tôt, il y a un moyen de la traiter et de soulager le patient :

  • Le plus courant est de traiter uniquement les symptômes et non pas la maladie elle-même. Des antidouleurs et des anti-inflammatoires  sont prescrits pour atténuer la douleur, cependant l’arrêt du traitement entraînera le retour des douleurs.
  • Des séances chez le chiropraticien sont plus efficaces que le traitement médicamenteux. Le spécialiste débloquera les vertèbres responsables de la compression du nerf pour le libérer et traiter efficacement la maladie. Le traitement mécanique peut être douloureux car le chiropraticien appuie sur les zones douloureuses du coup et de la tête pour pouvoir déceler où le nerf est pincé exactement.
  • La kinésithérapie et la mésothérapie sont souvent pratiquées lors d’une atteinte de cette maladie.