Le "New York Times" vient d'embaucher un blogueur pour animer un carnet électronique en ligne sur
l'univers de la télévision. Brian Stelter écrit sur ce sujet depuis 2004.
Il s'est construit, grâce à son blog, une légitimité professionnelle qui lui
vaut le titre de "medias reporter" au sein du "plus grand quotidien du
monde."
C'est la preuve que le journalisme reste une profession ouverte.
C'est aussi la preuve que le débat "blogueurs contre journalistes patentés" est
artificiel.
Mais si le journalisme sait encore accueillir les talents d'où qu'ils
viennent, il sait aussi se débarrasser des recrues encombrantes. Dans
une de ses notes récentes, Brian Stelter révèle que le site ABCNews.com
vient de se séparer d'Amanda Congdon, célèbrée il y a un an comme "a première
vidéoblogueuse reconnue par un grand groupe de communication."
La raison de cette rupture est intéressante. Amanda faisait aussi du vidéo
blogging pour le compte d'une très grande firme chimique. Interpellée sur un
possible conflit d'intérêts entre son travail sur ABCNews et ses activités
commerciales, Amanda a répondu qu'elle n'est pas journaliste et qu'elle peut
donc faire ce qu'elle veut. Ce n'est pas l'avis d'ABCNews, organe d'information
dont les employés engagent la crédibilité de l'entreprise puisqu'ils sont
perçus comme des journalistes.
Il est intéressant d'apprendre que, grâce en grande partie à la puissance
des moyens de communication électronique, un blogueur peut devenir journaliste
en faisant reconnaître son travail.
Il serait intéressant, aussi, de savoir combien de journaliste patentés
pourraient être renvoyés parce qu'ils vendent leur notoriété à des firmes
privées dans un contexte purement commercial.
Source: cyberjournalist.net
