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jeudi 27 septembre 2007

"The Economist" s'appuie sur les blogueurs influents

The_Economist_cover_Everything_connects.jpgModèle de journalisme toutes catégories confondues, "The Economist" a identifié une centaine de blogueurs influents aux Etats-Unis.

La rédaction leur envoie les principaux articles de la prochaine livraison quelques jours avant la parution de la version imprimée.

Libre aux blogueurs privilégiés de commenter, ou non, les contenus qu'ils reçoivent en avant-première.

L'objectif est bien de susciter un "buzz" de qualité, dont la teneur et la propagation sont assurées par des prescripteurs reconnus et respectés dans les domaines politique, économique, technologique et culturel.

C'est la reconnaissance par une publication hautement crédible de ce que la blogosphère offre de plus stimulant: l'information exigeante partagée par l'intelligence. Sans confusion possible entre des journalistes rigoureux et des blogueurs avisés. Avec le respect des journalistes pour lesdits blogueurs.

Source principale:Editors Weblog

Décidement enclin à l'interactivité, "The Economist" organisera à partir d'octobre de grands débats thématiques, "dans le style d'Oxford", sur les grands enjeux de notre époque. En fait, il s'agira d'une réouverture puisque le premier débat entre la rédaction et des lecteurs a eu lieu en 1843. Grâce aux réseaux électroniques, les débats seront ouverts à tous les lecteurs; ils seront consultables en permanence et feront l'objet d'alertes thématiques, sur demande, par courriels.

Autres sources sur le "buzz" confié aux blogueurs":
Editors Weblog
Journalism
Association of Online Publishers

Débat en ligne entre la rédaction et ses lecteurs
The Economist
Voir aussi ma note sur "Communiquer par l'image" [ Lien permanent|/post/2007/09/27/The-Economist-sappuie-sur-les-blogueurs-influents]

lundi 24 septembre 2007

Les blogueurs et la presse

Le "New York Times" vient d'embaucher un blogueur pour animer un carnet électronique en ligne sur l'univers de la télévision. Brian Stelter écrit sur ce sujet depuis 2004. Il s'est construit, grâce à son blog, une légitimité professionnelle qui lui vaut le titre de "medias reporter" au sein du "plus grand quotidien du monde."

C'est la preuve que le journalisme reste une profession ouverte.
C'est aussi la preuve que le débat "blogueurs contre journalistes patentés" est artificiel.

Mais si le journalisme sait encore accueillir les talents d'où qu'ils viennent, il sait aussi se débarrasser des recrues encombrantes. Dans une de ses notes récentes, Brian Stelter révèle que le site ABCNews.com vient de se séparer d'Amanda Congdon, célèbrée il y a un an comme "a première vidéoblogueuse reconnue par un grand groupe de communication."
La raison de cette rupture est intéressante. Amanda faisait aussi du vidéo blogging pour le compte d'une très grande firme chimique. Interpellée sur un possible conflit d'intérêts entre son travail sur ABCNews et ses activités commerciales, Amanda a répondu qu'elle n'est pas journaliste et qu'elle peut donc faire ce qu'elle veut. Ce n'est pas l'avis d'ABCNews, organe d'information dont les employés engagent la crédibilité de l'entreprise puisqu'ils sont perçus comme des journalistes.

Il est intéressant d'apprendre que, grâce en grande partie à la puissance des moyens de communication électronique, un blogueur peut devenir journaliste en faisant reconnaître son travail.
Il serait intéressant, aussi, de savoir combien de journaliste patentés pourraient être renvoyés parce qu'ils vendent leur notoriété à des firmes privées dans un contexte purement commercial.
Source: cyberjournalist.net

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