Un an d'utilisation de Twitter: avantages et inconvénients
Par Alain Joannes le dimanche 30 janvier 2011, 14:35 - METHODES DE COLLECTE - Lien permanent
Récusant
toute forme de narration autre que des bribes de témoignages, une exploitation
journalistique de Twitter s'avère extrêmement productive.
A condition de l'intégrer dans un dispositif de veille plus large et plus
structuré que l'univers des gazouillis.
Bilan d'un an d'utilisation circonspecte mais attentive.
L'expérience a débuté sous le signe de l'imposture franchouillarde.
Selon un abruti de la mouvance geek,
l'auteur de ce blog lui aurait confié,
une semaine avant l'ouverture de son compte, qu'il "n'irait jamais sur
Twitter". Or, en vertu du conseil de Michel Audiard de "ne jamais parler aux
cons parce que çà les instruit", l'auteur de ce blog n'a jamais adressé la
parole à l'abruti en question.
Cette mise au point étant tardivement envoyée dans le groin du geek,
congédions l'accessoire et cinglons vers l'essentiel.
Trois vidanges par semaine
Ecrire que Twitter est chronophage reviendrait à proférer une banalité.
Mieux vaut désigner les différents "bruits" qui, en perturbant la perception
des "signaux", occasionnent une incroyable perte de temps.
Voici ces nuisances rapidement décrites dans un ordre décroissant de
nocivité:
Surprenantes bouffées de narcissisme chez de vieux geeks:
Des gens qui, dans la vraie vie et parfois sur leurs blogs, semblent calmes et
rationnels, voire lucides, se comportent sur Twitter comme des adolescents
boutonneux en quête de reconnaissance sociale.
Ils ont pourtant "passé l'âge" de faire savoir à la twittosphère qu'ils sont
vraiment très contents d'eux-mêmes et qu'ils seraient ravis que leur génie
visionnaire soit massivement gazouillé.
Certains poussent l'exhibitionnisme
jusqu'à informer le monde entier qu'ils se sont en route vers un restaurant de
Toulouse avec l'intention de manger un cassoulet.
Cette non-information émane de journalistes chevronnés. Ils ne possèdent même
pas l'élémentaire culture anglaise du non sense qui leur permettrait
de twitter quelque chose comme: " Enfin à Toulouse pour manger une bonne
choucroute".
La plupart de ces twitteros auto-centrés se comportent comme les
starlettes des années soixante sur les plages privées des palaces de Cannes,
pendant le Festival. Ils se trémoussent en déhanchements égotistes: " Je suis
invité par une chaîne de radio pour parler de moi."... "Je vais parler de
moi-même dans une émission de télévision absolument géniale puisque j'y
paraîtrai en compagnie d'autres génies que je salue ici..." (1)

Le peuple des internautes s'en badigeonne le nombril avec le pinceau de
l'indifférence. Le fait est, pourtant, que ces obscènes mignardises perturbent
l'assimilation des tweets intéressants, susceptibles de conduire vers
des éléments d'informations.
Il faut
donc vidanger les Narcisse qui contemplent bruyamment leur reflet numérique
dans leurs écoulements infatués. C'est à dire renoncer à des abonnements qui
s'annonçaient à priori riches en pistes d'informations.
La désopilante fumisterie du "personnal branding". Qu'un adolescent
prolongé vienne infliger sa stratégie de "marque personnelle" à une audience de
futurs journalistes qui ne lui ont pourtant pas fait de mal est un spectacle
navrant en ces temps délétères, "sans gaîté comme sans remords", de crise de la
presse, de chômage des jeunes et d'escroqueries célébrées comme l'avenir de
l'information.
L'ennui de Twitter est que le "personnal branding" y sévit de manière
insidieuse.
Au début, certains gazouillis retiennent l'attention par le caractère
surprenant ou utilitariste des contenus vers lesquels ils conduisent.
Puis il devient vite évident que les auteurs de ces gazouillis répètent
plusieurs fois les mêmes messages. A la longue, ils n'hésitent pas à asséner
des contradictions qui révèlent, peut-être, des fêlures mentales; en tous cas,
un manque de cohérence dans leur ligne éditoriale, s'ils en ont une: "Dix
raisons de préférer le café au thé", "Dix raisons de ne pas boire de café",
"Dix raisons d'éviter le thé."

En fait, les "personnal brandeurs" se comportent exactement comme les
hebdomadaires débiles qui titrent une fois par an sur la franc-maçonnerie en
espérant redresser des ventes déclinantes.
Les adeptes du "marketing de soi" sur les réseaux sociaux s'y congratulent en
Re-Tweets compulsifs dans l'espoir, sans doute, d'y gagner de
"influence", autre mythologie du web 2.0 mais condition nécessaire pour être
reconnu comme un "geek".(2)
La quantité impressionnante de blagues vaseuses émises par des geeks
surannés ne peut s'expliquer que par un désir - on n'ose parler de stratégie -
d'être retweetés par d'autres geeks dans un ronde pataude de
connivences flasques. En quête de notoriété et de followers par la
blague alléchés, l'auteur de la blague en profite pour vérifier qui le
retweete. C'est à dire, en somme, qui le regarde et qui sourit à ses
pitoyables facéties de fin de banquet.
Ainsi vont, étroitement enlacés, le personnal branding et le
"journalisme" lol, piétinant ce qui reste de dignité à une profession gravement
discréditée.
Il faut vidanger systématiquement les frénétiques adorateurs de leur marque
personnelle dans la mesure où ils partagent et répètent à satiété les seules
"informations" qui peuvent servir leur réputation.
Les encombrants suiveurs font l'objet d'un troisième type de vidange
impitoyable.
Les suiveurs mercantiles et leurs sous-produits du "journalisme" lol - petites
gouapes sans talent qui n'ont d'autres solutions que de se mettre au service de
la désinformation - doivent être éliminés d'un compte Twitter sans retard et
sans explications.
Si les suiveurs gagnent à être globalement considérés comme un essaim de
passionnés partageant des centres d'intérêt, certains gazouilleurs n'ont pas
leur place dans un essaim cohérent. Ce qu'ils gazouillent est dissonant ou
insipide.
Un fantastique outil de veille acèrée
Quand les vidanges sont bien faites, à fond et régulièrement, Twitter se révèle
bien plus intéressant que les moteurs de recherche.
Les abonnements purgés et certains suiveurs évacués laissent la place à des
alertes excitantes, à des ouvertures vers des contenus d'une grande richesse, à
des suggestions porteuses de réflexion.

La plateforme devient une intarissable source d'émerveillements.
Des gens que l'on ne connaît qu'à travers leur expertise deviennent de
précieuses références. Ces personnes de confiance ne parlent jamais - ou très
rarement - d'elles-mêmes.

Elles offrent des éléments d'informations et incitent à partager d'une manière
d'autant plus désintéressée qu'il n'y a rien à gagner. Que des accès vers de
nouvelles connaissances, de nouveaux savoirs parfois, de nouvelles
interrogations, souvent.
Twitter fournit beaucoup plus de sérendipité (3) que les moteurs de recherche
comme Google, instrument du conformisme journalistique (4). Or, la sérendipité
est une des conditions nécessaires (mais pas suffisante) à l'originalité du
travail journalistique.
Bien filtrés, les flux de tweets révèlent les singularités (5) annonciatrices
d'émergences (6).

Quand l'actualité devient évanescente, placée sous le signe des incertitudes,
comme ce fut le cas au plus fort des révoltes populaires en Tunisie, Twitter se
transforme en une épreuve de discernement. Il faut repérer dans les torrents de
gazouillis les fragments de témoignages susceptibles de s'agréger en éléments
d'informations.
A ces performances s'ajoute la capacité de mémorisation des liens vers des
contenus intéressants. La plus touffue des documentations se retrouve,
quasiment indexée, sur un serveur distant, donc accessible de partout.
Le faux problème de l'instantanéité
Les attardés qui gémissent sur l'accélération sans se demander ce que recouvre,
exactement, cette notion (7) donnent une image affligeante de leur conception
du journalisme.
Il y a tout lieu de craindre, en vérité, que leur appareil conceptuel (s'ils en
sont équipés) dérape sur le verglas des apparences.

Ce n'est pas parce que Twitter charrie beaucoup de gazouillis que ces
gazouillis sont vrais et intéressants.
Se croire obligé de diffuser ce qui vient de "tomber" relève, au mieux, de la
mythologie puérile du scoop; au pire, de ce conformisme corporatiste qui amène
les journalistes français à vouloir dire en même temps les mêmes choses
relatées de la même manière.
La fausse "accélération" a toujours existé dans l'industrie de l'information.
En 1927 - donc un peu avant l'avènement de Twitter - un quotidien
franchouillard a tellement accéléré qu'il a raconté en détail l'accueil
triomphal des aviateurs Nungesser et Colli à New York où ils ne sont jamais
arrivés.

Sans même évoquer les éditions spéciales extrêmement délicates comme celles qui
ont marqué les premiers pas de l'homme sur la Lune, les instants nocturnes de
bouclage dans des périodes dominées par l'incertitude ne sont pas du tout
"accélérés".
Ils exigent prosaïquement des choix devant lesquels les "twitteros précoces"
reculent lâchement: publier n'importe quoi ou retenir un témoignage
tweeté aussi longtemps qu'il n'est pas digne de devenir une
information.
Twitter propage beaucoup de témoignages, d'affirmations qui peuvent devenir
mais qui ne sont pas, d'emblée, des informations.
C'est grande pitié que de voir tant de journalistes incapables de se retenir
sur une actualité chaude.
Précédents billets consacrés à Twitter:
Twitter
et la valeur ajoutée de l'information
"Le
Monde" participe à la fabrication d'une légende urbaine
Attentats de Bombay: un journaliste français informe en lisant les tweets de
téléspectateurs indiens
1) Curieusement, alors que ce sont,de vrais em..., ils ne gazouillent
jamais: " Et maintenant, je tire la chasse d'eau".
2) Les geeks forment un cercle d'adorations mutuelles dont les membres
se comportent en élite autoproclamée de l'innovation technologique. Ce petit
monde mériterait une étude ethnologique car il est doublement nocif:
- les modes futiles qu'ils "lancent" plusieurs fois par an entravent l'adoption
massive des innovations intéressantes.
- leurs agitations aussi creuses que fébriles légitiment la technophobie.
Geeks et technophobes incarnent deux aspects complémentaires,
objectivement complices, de la franchouillardise.
3) Ceux qui ne connaissent pas le sens de ce mot n'ont rien à faire sur ce
blog.
4)Tout le monde regarde les mêmes huit premiers résultats sur la même première
page de Google, donc tout le monde raconte la même chose ce qui produit une
information morne, ennuyeuse.
5) Singularité: trace, indice, signe, fait ou phénomène qui n'a pas
d'explication connue. Une série régulière ou discontinue de singularité dans un
registre précis de l'actualité annonce une émergence. Les premiers signes
relatifs à l'attitude de l'armée tunisienne ont été des singularités
perceptibles sur Twitter et surtout sur Facebook.
6) Emergence: apparition lente ou surgissement d'une situation inédite,
susceptible de modifier "l'ordre des choses". La révolte du peuple tunisien est
une émergence géopolitique, plus perceptible sur certains canaux de Twitter que
sur Facebook, trop émotionnel.
7) Hartmut Rosa: "Une critique sociale du Temps", édition de la Découverte: le
temps ne s'accélère pas; c'est la quantité de "choses à faire" en une durée
donnée qui augmente.

Commentaires
Il est vrai que l’instantanéité pousse à l'exhibitionnisme.
Comme vous le dites, faisons le tri, des tris.
Parler de "ligne éditoriale" au sein même de Twitter me parait un brin surprenant au niveau journalistique. Oui, "la sérendipité est une des conditions nécessaires (mais pas suffisante) à l'originalité du travail journalistique."
Le problème, c'est qu'une masse imposante de médias (locaux et nationaux d'ailleurs) utilisent principalement Twitter d'une part, "pour y être comme les autres", d'autre part pour chercher à rediriger bêtement et quantitativement leurs flux et titres d'information sur le réseautage avec l'espoir de voir venir sur leur plateforme de nouveaux lecteurs... de nouveaux profils de lecteurs.
Une mécanique naturellement peu adaptée au partage de point de vue, à la discussion...
Il est forcement nécessaire de filtrer Twitter pour y dégager une plus-value intéressante, tant au niveau des contenus... que des acteurs.
Il faut surtout savoir et apprendre à le faire.
Vous dites : "Il faut repérer dans les torrents de gazouillis les fragments de témoignages susceptibles de s'agréger en éléments d'informations."
Je prends cette affirmation comme un préambule à la notion de "Curative content" que j'affectionne tout particulièrement ou l'humain "revient" dans le système, le déploiement, la redistribution par une sélection valorisée de contenus d'information déployés sur la toile.
Rappelons d'une certaine manière que le journaliste, en tant que tel, est quelque part "rester coincé" sur le web dans l'engrenage de la recherche de l'information (c'est à dire la mécanique des moteurs de recherche, des machines et des algorithmes dont le lecteur... est le principal demandeur) et la recommandation de l'information (c'est à dire la mécanique générale de certains lecteurs, internautes, une mécanique qui au fond reste l'apanage des blogueurs).
Les journalistes sont souvent absents de cette segmentation.
Ils doivent se réapproprier ce rôle de recommandation de l'information et comprendre que les réseaux sociaux peuvent par l'usage les aider à la reprendre.
Il y a plusieurs manières d'utiliser Twitter. Celle qui fait l'objet de ce billet ne concerne que la veille journalistique.
Ce travail de détection se situe en amont de l'actualité, ce qui exclut (presque) tous les organes de presse hexagonaux tant ils sont conformistes et ennuyeux. Ne restent, pour contextualiser les témoignages bruts, que les organes de presse étrangers dont les "tweets" sont à priori plus fiables que ceux des témoins non-journalistes.
Au risque de vous faire de la peine, je récuse totalement la notion de "curator", nouvelle lubie des "geeks". Ils ont été blogueurs puis ont décidé que le blog, c'est démodé. Ils ont été del.icio.us puis ont décidé que la plateforme était démodée. Tellement démodée, d'ailleurs que... Ils ont été "RSS" puis ont décidé que la mode RSS est passée. Ils ont été terriblement "Second life" avant de se gausser de "Second life". Ils ont été les ardents promoteurs du "journaliste citoyen" (pas du footballeur ni du peintre citoyen; remplacez "citoyens" par "amateurs") avant de reléguer les pauvres journalistes citoyens (= amateurs) dans les poubelles de leurs futilités. Ils n'ont gardé que le "crowdsourcing", notion absconse que n'importe quel journaliste pratique sous la forme prosaïque du "recueil de témoignages". Le "crowdsourcing" associé au "personnal branding" n'aura servi qu'à épater les gogos. Ils ont été furieusement Fousquare mais n'en parlent plus, parce que c'est démodé. Ils ont été SEO: démodé. Ils ont été "community managers". Les voici délicieusement curatifs. Ah j'oubliais: il ne faut plus - selon les "geeks" - être sur Twitter (c'est démodé), il faut être Quora, absolument Quora
Un journaliste un peu cultivé - il est là, le problème; il s'appelle "inculture" - passe son temps à trier les éléments d'informations, à exercer son discernement (s'il en est pourvu) pour décider si tel ou tel fragment de témoignage ou telle ou telle affirmation est digne, ou non, d'entrer dans la composition de l'information. Même et surtout sur Twitter, dans une actualité torrentielle et protéiforme, le journaliste doit pouvoir sélectionner et hiérarchiser les éléments qui entreront dans la construction de l'actualité. Si des journalistes cultivés (donc curieux) assument cette tâche, le "curative content", comme vous dites, est aussi inutile que la recommandation dans le commerce électronique: seuls les neuneus ont besoin d'une aide à la décision en forme de prothèse.
Je ne commenterai pas votre argumentation, qui me désole, sur les "algorithmes déshumanisés".
Encore un mot sur les lubies des "geeks". Ils avaient décrété la "mort du papier" dans l'information. Après avoir estimé que l'information était liquide (fâcheux pour le papier), ils annoncent l'information gazeuse...
Ce qui me permet de conclure en soupçonnant les "geeks" visionnaires et gourous des concepts kleenex d'être passablement fumeux.
Il faut faire de ceci "congédions l'accessoire et cinglons vers l'essentiel" un adage et même une ligne de conduite à enseigner dès l'école primaire.
Ce serait bien, en effet.
Mais notre époque est dominée par la complexité.
Pas facile de trouver ce qui est essentiel et ce qui est accessoire dans la complexité du monde actuel.
Encore moins facile d'apprendre le discernement (entre l'essentiel et l'accessoire) à des enfants.
Un des plus grands penseurs de l'histoire de l'Humanité , Ibn Khaldoun, avait proposé des solutions, naguère. Elles devraient pouvoir servir encore.
Je crois qu'il y a mésentente sur la signification du mot 'geek', qui désigne tout et n'importe quoi.
Super article, twitter gros debat, on en parlerai pendant des heures, sauf :
Il semblerait que vous l'employez pour désigner cette espèce de caste de technophile hype elitiste 2.0 qui se pavane de savoir maîtriser wordpress ou réaliser un montage lol photoshop, toujours collé à son iphone pour twitter son dernier étron.
Cette définition rejoint celle qu'on a vu sur atlantico
http://www.atlantico.fr/rdvinvite/g...
Sauf qu'on geek est tout sauf un mec branché cool. C'est plutot un être associal passioné par l'informatique ou les sciences en général, aux références occultes (sci-fi / fantasy), genre boutonneux qui cherchera à s'évader un apprenant à coder et bidouiller un pc dans sa cave et glander sur #irc, qui est le bac à sable de son imagination frustrée. (c'ets de la que viens le concept de hastag un peu)
un genre de contre culture dans années 80/90 qui maintenant est un peu récupérée partout. les sons 8bits et le pixel ca fait cool, tsé
Bref je remplacerai volontiers le mot geek, par tweeto dans l'article
Je ne peux que vous donner raison sur les deux points que vous soulevez dans votre commentaire:
1 - J'ai en effet choisi la définition du "geek" que les fâcheux qui polluent mon utilisation de Twitter affichent afin d'étaler leur narcissisme: une élite autoproclamée. Celle que vous désignez très justement comme "cette espèce de caste de technophiles hype élitiste 2.0 qui se pavane, etc..." C'est parce qu'ils se considèrent eux-mêmes comme tels que je les "vidange" régulièrement dans la poubelle de mon fil Twitter.
Mais sur le fond, c'est vous qui avez raison avec votre définition plus profonde du geek. Les "geeks" que j'évacue sont donc, en plus d'être des fâcheux, des imposteurs au regard de la vraie définition que vous rappelez.
2) Ma définition du "geek" , petit ectoplasme égotiste et vaniteux, se retrouve en effet dans Atlantico car j'en ai discuté avec ma fille qui a rédigé cette chronique.
Si ma fille avait adopté votre définition - qui est la plus authentique - la première partie de sa chronique aurait été un peu moins moqueuse, un peu plus respectueuse. Elle avait d'ailleurs trouvé des définitions très anciennes, étymologiquement intéressantes, du "geek" avec des connotations d'être asocial, un peu fou. Les utiliser dans une chronique assez courte aurait créé des incompréhensions majeures.
Merci pour votre contribution.