Aux citoyens américains qui veulent savoir ce que fait leur POTUS ( = Président Of The United States), le Washington Post propose un accès facile à l'agenda de la Maison Blanche compilé dans une base de données.

Le principal intérêt de cette offre journalistique appelée POTUS Tracker réside dans une interface graphique interactive, simple mais particulièrement éloquente.

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Chaque surface représente un type d'activité. L'importance relative de ces surfaces indique le nombre d'évènements liés à chacune de ces activités.
Une ligne blanche, insuffisamment perceptible, sépare l'année 2009 de l'année 2010.
Une meilleure séparation temporelle peut être obtenue en ajustant un curseur sur une date de départ pour obtenir les résultats d'une période précise. Par exemple, ci-dessous, les activités de l'hôte de la Maison Blanche depuis le début de l'année 2010.

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En cliquant dans une des sections ( 2009 ou 2010 ) d'un quadrilatère, l'internaute accède une liste chronologique d'évènements impliquant Barak Obama dans l'un des vingt enjeux de l'activité présidentielle.

Le Washington Post a retenu une quinzaine de types d'évènements: briefings quotidiens, conférences de presse, déplacements à l'étranger, conversations téléphoniques officielles, rendez-vous protocolaires, vacances.

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Outre celles qui conduisent aux enjeux et à la nature des activités, deux entrées sont réservées aux noms des personnalités rencontrées et aux localisations des déplacements présidentiels, avec évidemment une carte pertinente réalisée à partir d'une Google map.
Si ces entrées multiples ne suffisent pas, un moteur de recherche trouve dans la base de données les contenus associés aux mots clés. Ainsi, dès le 26 mars, le mot "Iowa" renvoyait au discours présidentiel prononcé la veille, dans cet état, sur la réforme du système de santé. Rien de plus facile que d'aller, ensuite, chercher dans les archives du journal, les articles, opinions et billets de blogs concernant cet évènement.

Enfin des filtres permettent de réduire le nombre d'enjeux à explorer, en ne regroupant par exemple que les dossiers diplomatiques et militaires ou les seuls thèmes qui relèvent des affaires intérieures.

On reconnait, derrière cette ergonomie quasiment ludique, la logique interne d'une base de données avec ses enregistrements, ses champs, ses tables, ses requêtes et formulaires, austères délices d'Access...
Précisément: le principal intérêt du travail réalisé par neuf personnes est d'avoir considérablement simplifié la consultation d'une masse énorme de données en évitant le piège de l'esthétisme qui guette la ''french touch'' en journalisme de données. C'est une médiation au sens le plus exigeant et le plus évident.
C'est donc du journalisme d'aujourd'hui car impossible à proposer ailleurs que sur le web.