Dans le quotidien "Le Monde" daté du mardi 7 avril, Laurence Girard participe à la fabrication d'une légende urbaine sur le rôle de Twitter pendant les attentats de Bombay en novembre 2008

Twitter_Le_Monde.JPG

Des utilisateurs de Twitter ont envoyé des masses énormes de "gazouillis" mais les "gazouilleurs" étaient presque tous devant leurs écrans de télévision. La journaliste du "Monde" considère que des spectateurs qui regardent un faits divers à la télévision sont des témoins. Puisse-t-elle ne jamais avoir à enquêter sur des évènements cruciaux.

Aucun des otages enfermés dans l'Hôtel Oberoi n'a livré sur Twitter sa version des faits pendant qu'ils se déroulaient.

A part quelques badauds qui ont photographié des hélicoptères dans le ciel de Bombay et le spectacle, sans aucun intérêt, de dégâts anodins dans certaines rues, aucun utilisateur de Twitter n'a produit, à l'époque, de "photos des évènements qui se déroulaient sous leurs yeux."

Les seules images journalistiquement intéressantes des attentats de Bombay ont été prises par des reporters professionnels - en particulier la seule photo d'un terroriste encore vivant une arme à la main- ou par les caméras de surveillance à la gare centrale.

Si des journaux se sont faits l'écho du volume exceptionnel de tweets émotionnels, affectifs, hystériques émis pendant les attentats, aucun journal sérieux- à part un rédacteur peu convaincant du "Figaro" - n'a utilisé Twitter comme s'il s'agissait d'une agence de presse.

Qu'une journaliste du "Monde" évoque les scoops de Twitter à propos des attentats de Bombay en dit long sur la fiabilité actuelle du quotidien du soir.