Même s'ils détestent le plagiat et n'aiment pas l'idée de "pomper" des idées dans les articles de leurs confrères, les journalistes sont obligés de gérer une revue de presse.
La revue de presse fait partie de la documentation personnelle. Elle sert à mémoriser des données, à chercher d'autres angles, à pister des opérations de communication, à détecter les tentatives d'intoxication(1).

Jamespot est une plateforme conçue pour ceux, journalistes et documentalistes, qui veulent transformer une revue de presse en un contenu hautement collaboratif.

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Inscription gratuite, paramétrage facile: en quelques minutes l'utilisateur se retrouve dans un espace qui tient à la fois du micro-blogging, du blog et du wiki.

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Du micro-blogging, Jamespot a la dimension "instantanéiste" mais contrairement à celle de Twitter, elle est au service de la productivité.

(Dans son utilisation compulsive et un peu narcissique - l'obsession addictive des followers est de même nature que celle de l'audimat, avec les mêmes effets sur les "moitrinaires" - Twitter est chronophage. Le rapport entre le temps passé à tweeter, à gérer ses audiences et le rendement intellectuel des contenus collectés ne semble pas équilibré. On y fait de la veille cumulative dans le meilleur des cas, du relationnel la plupart du temps.)

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Jamespot fait gagner du temps dans la collecte puisqu'il suffit de cliquer sur un plug-in de navigateur pour capter le titre, les premières lignes et l'adresse d'un article.

Cet article est automatiquement sourcé. Il fait l'objet d'une mise en forme dans la présentation générale choisie par le spotter.

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Une panoplie complète d'outils d'édition permet de commenter chaque élément de la revue de presse et de partager les réflexions avec les personnes concernées ou intéressées par le sujet.

Exemple: un journaliste intrigué par la fiabilité d'un article le transmet avec les annotations qui motivent sa perplexité à un(e) documentaliste pour lui demander de faire des recherches, à un confrère plus spécialisé pour lui demander son avis, à un informateur extérieur pour vérifier une donnée.

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Une activité de ce type, hautement collaborative, se mène plus facilement que sur de nombreux blogs. Elle crée les salutaires réflexes du travail en essaims: concentration sur un thème de plusieurs compétences et expertises.

Espaces critiques pour infonautes avisés

Autre exemple: un journaliste veut discuter avec des infonautes sur un article déjà publié ou sur une enquête en cours. Il ouvre un spot et invite des interlocuteurs à commenter le thème qui justifie ce spot.
En dehors des rédactions, les infonautes peuvent évidemment ouvrir des espaces de discussions, voire des espaces critiques, à partir de revues de presse dans lesquelles seraient collectées les articles qui posent des problèmes à leurs lecteurs.

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Jamespot est complètement ouvert sur les autres espaces éditoriaux de web 2.0. Un panneau énumère d'innombrables possibilités de publication ailleurs.

Jamesspot_deux_spotters_2.0.jpgIl faut sans doute être ouvert bien sûr mais aussi sélectif et rigoureux pour agréger, sur des thèmes précis et consistants, des communautés susceptibles de fonctionner en intelligences collectives.

Dans le cadre d'une rédaction normalement constituée, ce ne devrait pas être totalement impossible.

1) Le milieu journalistique est tellement petit, segmenté et conformiste qu'il est facile de savoir - en politique surtout, mais aussi en économie et dans d'autres secteurs - "qui est informé ou manipulé par qui" ou "qui roule pour tel personnage, tel groupe de pression ou telle entreprise".