Alors que les sites d'information français les plus influents s'entêtent à déverser sur leurs pages web inertes de la texture grisâtre avec, ici et là, des clichés usés jusqu'à la corde ou de mornes cartographies statiques, le vénérable Financial Times déploie à l'occasion de la crise financière une réjouissante créativité en rich media.

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Le chef d'oeuvre est, ci-dessous, une interface signée Skye Doherty, Steve Bernard et Caroline Nevitt.
Intitulée "La rue des banques", la métaphore graphique renvoie au bandeau ci-dessus qui exploite, lui, la métaphore de la ville pour exprimer la notion de globalité. On ne peut pas s'empêcher de penser que cette "Ville globale" -où l'on reconnaît des empreintes de San Francisco, de Tobyo, Melbourne ou New York - est une excroissance, par glissement sémantique, du prophétique "village global" de Marshall McLuhan.

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Quoi qu'il en soit, les artistes développeurs du FT ont su incruster dans cette métaphore de la rue:

- une ligne chronologique qui débute en septembre 2007, date de la prise de conscience de la gravité de la crise des subprimes
- des données que le curseur de la souris découvre en passant sur les gratte-ciel
- un diaporama sur l'affaire Kerviel
- les interventions en vidéo d'analystes financiers.

Le résultat est ergonomie exemplaire qui associe la réactivité à la profondeur.

Parmi les autres modules en rich media, une webTV qui rappelle celle de BreakingViews et une carte interactive qui montre et chiffre les interventions des différents gouvernements à travers le monde.

FT_carte_interactive_mondiale_des_interventions_gouvernementales.jpg

Face à une telle offre de contenus, et compte tenu de la haute fiabilité qui caractérise la marque média "FT", l'infonaute ne peut que souscrire un abonnement.
Car l'attractivité et la fidélisation figurent en bonne place parmi les avantages concurrentiels du rich media journalistique.