La_vie_des_idees_logo.jpgLe web n’est pas seulement un espace de recherche d’informations et de vérifications. Certains de ses contenus peuvent aider les journalistes à s’extraire du conformisme et du suivisme qui rendent l’information hexagonale globalement fade.

Dirigé par Pierre Rosanvallon, le magazine électronique « La vie des idées » fournit, outre un large éventail de documents et de réflexions, deux précieuses utilisations professionnelles: la diversification des approches et la préparation du traitement de l’actualité prévisible.

Pour faire vivre cette revue qui publie en moyenne un article par jour, Pierre Rosanvallon a constitué un réseau impressionnant: conseillers scientifiques difficilement récusables comme caution intellectuelle; rédacteurs, correspondants, contributeurs nombreux et diversifiés dans leurs origines comme dans leurs orientations intellectuelles. Autant de caractéristiques qui garantissent l’absolue fiabilité de la documentation mise à la disposition des journalistes.

Le terreau de l'actualité durable

Cette documentation se découvre de trois manières :
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- Par les thèmes : politique, société, économie, culture & medias, philosophie, histoire

- Par les rubriques

- Par une navigation alternative : articles les plus lus et mots-clés

Se fier aux articles les plus lus n’étant pas la meilleure manière d’être original, on se référera de préférence aux mots-clés : il y en a forcément un qui mène à un éclairage précieux sur l’actualité la plus chaude.

La_vie_des_idees_logo_minima_sociaux.jpgLe recours à « La vie des idées » est cependant beaucoup plus productif par la structure thématique du site. Impossible de ne pas trouver au moins un article qui enrichira les conférences de rédaction. La performance de ce magazine réside en effet dans la capacité des auteurs à cultiver le recul nécessaire à la réflexion tout en intervenant sur l’actualité durable (1). Exemples, parmi de nombreux autres: « L’enterrement des 35 heures », « Comment mettre en œuvre une réforme en France », « Réformer les minima sociaux » …
La sérendipité – art de trouver sans vraiment chercher mais pas tout à fait par hasard quand même – est une autre manière de varier les angles. Le journaliste en bénéficiera en visitant périodiquement « Les idées du monde » où il pouvait trouver, à la mi-septembre , une analyse peu répandue des résultats des élections en Iran, une réévaluation de l’image de Berlusconi, actualisation utile pour qui cherche à sortir des stéréotypes médiatiques.

Préparer le meilleur traitement possible

Enfin, et puisque le web est accusé d’amplifier l’accélération de l’actualité, une des responsabilités croissantes du journaliste consistera à anticiper afin de produire le meilleur traitement possible des évènements prévisibles. Là encore, « La vie des idées » apparaît comme un outil providentiel avec des contenus singuliers sur les protagonistes de l’élection présidentielle américaine, sur la crise du parti travailliste britannique, un essai à explorer avant le prochain congrès du PS sur les socialistes et l'économie de marché...

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Avec ses fils RSS et sa lettre électronique hebdomadaire, « La vie des idées » est une précieuse banque d'idées pour les journalistes soucieux de se cultiver afin d' exorciser la sentence de Jean Yanne (2), mais surtout pour entretenir la faculté de l'intense curiosité. Un journaliste qui n’est pas curieux – il y en a beaucoup – ne peut produire que de l’information ennuyeuse.

(1) J’appelle « actualité durable », le traitement journalistique d’évènements qui ont une forte probabilité d’être retenus par des historiens.

(2) « Quand j’entends parler de culture, je sors mon transistor », parodie de la phrase attribuée à Goebels: "Quand j'entends parler de culture, je sors mon revolver."