Application légère téléchargeable
gratuitement, Earth
Alerts complète le dispositif des organismes de surveillance
relayés par les agences de presse ou, parfois, par les réseaux de
micro-blogging.
Elle s'installe discrètement au pied du bureau et ne se manifeste que pour
signaler des évènements nouveaux.
Son interface ressemble à celles des agrégateurs de fils RSS avec, en haut à
gauche, une typologie succincte des catastrophes naturelles:

Cette typologie présente l'intérêt de placer tout en haut de la hiérarchie les
évènements de portée planétaire. Ce qui ne veut pas dire que les incendies de
forêts ou les glissements de terrains qui surviennent aux Etats-Unis ne
retiennent pas l'attention.
Dès qu'un phénomène est repéré, il fait l'objet d'une description factuelle
très précise. C'est l'occasion, pour le journaliste, de se livrer à une
première évaluation de l'importance de l'évènement et de son évolution
possible, plausible ou probable. Ici, l'analyse d'une éruption signalée dans la
journée du 10 novembre 2010 au Mexique:

Cette description peut être éventuellement complétée par une sélection de
dépêches uniquement consacrées à cette éruption. La sélection ne se contente
pas de grappiller les agences de presse. Elle conduit à des articles de revues
scientifiques.
Le journaliste peut compléter son évaluation en sollicitant les cartes de Earth
Alerts, afin de voir notamment si le phénomène se produit assez loin ou à
proximité d'une zone urbaine très peuplée: :

Cette carte sommaire incite à aller "voir de plus près" sur Google Earth grâce
à une commande qui déclenche automatiquement l'imagerie satellitaire:

En l'occurrence, la vue plongeante ne raconte que l'itinéraire de coulées qui
semblent relativement récentes. D'où l'intérêt de solliciter une photo du
monstre dans la collection de Earth Alerts :

Outre ces éléments d'appréciation sur un phénomène particulier, l'application
offre une vue générale des évènements les plus récents classés par catégories.
Ici, les 314 séismes signalés le 10 novembre 2010 avec leurs amplitudes
respectives. Un carré rouge (il n'y en a pas sur cette capture d'écran) désigne
un séisme qui a eu lieu dans l'heure écoulée. Les carrés bleus, nombreux ce
jour là dans le Pacifique le long de la Californie et en Asie, signalent les
séismes enregistrés au cours des dernières vingt-quatre heures:

Enfin, "l'image du jour" révèle des documents impressionnants comme cette
vision de l'hyperactivité industrielle de la Chine: le nuage brunâtre
représente l'accumulation de gaz nitrogène dioxyde au dessus de la plus grande
usine planétaire:

La veille de la publication de ce billet, "l'image du jour" montrait une
tempête en train de s'éloigner des côtes nord est des Etats-Unis:


Une fois installé, très
facilement, le plug in peut rester invisible ou déployer son tableau
de bord, à gauche de la page à inspecter, quand on a choisi cette option dans
le menu "affichage".

En deux ou trois
secondes, le cerveau d'un journaliste moyen, pas forcément expert en économie,
saisit l'univers dans lequel baigne l'article.


il peut se procurer le récent - 12 février 2009
- et tout à fait passionnant 
Pour chaque citation qui se propage
amplement sur le web, l'outil permet d'en trouver l'origine. Il mesure la
décroissance de sa propagation virale.
- "Les
fondamentaux de notre économie sont bons" - retombe bien vite en nombre de
reprises parce que, dans l'actualité de la crise financière radiographiée à
travers les traînes de réplications, une citation chasse l'autre.






Le monitorage électronique a été développé
à l'intention des responsables et des spécialistes travaillant sur les médias
au sein des différents organismes de l'Union européenne. Utilisé de cette
manière, il peut inciter favoriser le conformisme en incitant les journalistes
à s'intéresser en priorité aux évènements qui sont déjà très
médiatisés.
Il n'existe pas de logiciel d'aide
au discernement. Tant mieux dans la mesure où cette lacune oblige le(s)
cerveau(x) (1) à élaborer une méthode susceptible de prémunir
les journalistes contre la bêtise, l'irrationalisme, la fourberie mentale, la
propagande, la manipulation.




Démonstration avec la lettre de Fidel
Castro qui, fait historique, a été publiée d'abord sur le site web du journal
Gramma.( Ce qui apprendra peut-être aux technohophes que le web est une
source d'information)

les phrases qui forment la texture
des univers qu'elles symbolisent. Le logiciel va plus loin en fournissant des
indications de style qui peuvent être très utiles par la suite. On découvre, en
effet, que le style de cette lettre de départ à la retraite est plutôt
narratif: le président cubain raconte sa décision. Peut-être un troisième
angle.
Pour vérifier que les deux précédents
logiciels n'égarent pas trop l'évaluation journalistique, recours aux
Conçu pour le marketing et la publicité,
le moteur 





J'ai testé cette application sur un
document de 30 feuillets Word, soit 1294 lignes et 81228 mots.Il s'agit de
l'enquête sur la crise boursière publiée dans "The Economist" du 18 octobre.
Moins de 2 minutes après l'ouverture du corpus par un clic droit sur son
intitulé de fichier, une arborescence horizontale proposait 5 thèmes
structurants:"banques centrales", "marchés financiers","crédit", "inflation" et
"prix". Si les thèmes "inflation" et "prix" peuvent relever du pléonasme, il
n'y a pas lieu de suspecter une grosse erreur d'analyse dans cette vision
d'ensemble.
elle s'est faite en quelques dizaines de
secondes. Ce gain de temps devient encore plus décisif quand il s'agit
d'accéder à une fine compréhension de l'enquête. Dans le traitement
conventionnel, il faut la relire plusieurs fois, au moins partiellement, et
prendre des notes; ce qui demande encore plusieurs heures. Avec Theme Reader,
la lecture des fragments significatifs et d'éventuels commentaires demandent
moins de 10 minutes. Il s'agit donc bien, pour le journaliste, de relever le
défi de l'urgence sans renoncer à l'approfondissement. Il s'agit aussi et
surtout de faire face de manière efficiente à la surcharge d'informations.