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COMMUNICATION INTERACTIVE

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lundi 16 novembre 2009

"Communiquer en rich media" à partir d'aujourd'hui en librairie

Couverture_jpeg_.jpg

Voici le sommaire de mon ouvrage publié par les éditions du CFPJ:

35, rue du Louvre 75002 Paris

Plusieurs études de cas proviennent de billets publiés sur ce blog.
Les chapitres 9 et 10 sont constitués de conversations avec certains visiteurs de journalistiques.fr et à partir des commentaires qui ont enrichi mes billets.
Que ces visiteurs soient ici remerciés.

Ce livre est prolongé et sera actualisé sur un blog dédié:

http://www.hypermedia.vox.com

Les découvertes et réflexions sur le rich media seront désormais publiées sur hypermedia.vox.com

La "rétro-prospective" qui est à l'origine du livre

Chapitre_1_Figure_1.jpg
A partir du moment où tous les contenus sont devenus numérisables (1982), dès lors que les contenus numérisés pouvaient être compressés (1995) et puisque les débits augmentaient (1997), le mode texte aurait dû être considérablement réduit et le rich media aurait dû devenir le principal mode d'expression du web. Il n'est pas trop tard.

Introduction: Enrichir les contenus
Avant- propos:Manuel de formation et conduite de projet

Chapitre 1: Les modes d’expression
Le texte
Les sons
Les images fixes
Les images animées
Les liens
Etudes de cas :
1.1 – « Geo Webreportage », modèle de magazine en rich media
1.2 – « MySpace » ou le prêt-à-porter du rich media
1.3 - «Quand la France s’ennuie », de Pierre Viansson-Ponté
1.4 - «Lulu », de Yann Paranthoën
1.5 - «La route de la faim », de Jean Abbiateci et Julien Tack
1.6 - Margaret Thatcher « corrigée » par un logiciel
1.7 – Les auditeurs voient les acteurs
1.8 – Liens hypertexte, le long cheminement d’une intuition fulgurante

Arbre_TSIFIAL.jpg

Chapitre 2: Les évènements
Morphologie de l’évènement
Anatomie de l’évènement
La subsidiarité
Etudes de cas :
2.1- La crise du crédit selon le « Financial Times »
2.2 – « Flyp », un magazine multimédia à feuilleter

 Chapitre 3: Les outils de collecte
Moteurs de recherche, annuaires et bases de données
Magnétophones et micros
Appareils photographiques
Caméscopes
Téléphones nomades multimédias
Etudes de cas :
3.1 – Un procès dans le Kansas
3.2 – Vers l’appareil hybride convaincant
3.3 – Un dispositif Nokia-Reuters de rich media nomade

Chapitre 4: La collecte
Accumuler les bonnes données textuelles
Prélever des sons propres et utiles
Une image fixe vaut parfois mieux qu’une vidéo
Etudes de cas :
4.1 – Trois collecteurs pour le diaporama de « La Gazette Santé Social »%%% 4.2 - Le « New York Times » et la catastrophe aérienne de Buffalo
4.3 – Un diaporama de l’Indy Star contourne une interdiction de filmer

Chapitre_5_Figure_5.16.jpg

Chapitre 5: Les outils de traitement
Les traitements de texte
Montage et mixage des sons
Un atelier pour images fixes
Mise en forme de séquences vidéo
Déployer des liens

Chapitre 6: Traitement et structuration
Nécessité d’un inventaire sélectif
Dosage entre linéarité et modularité
Le plan de travail
Un son par idée, une idée par son
Rendre les images fixes plus productives
Muscler le texte
Hiérarchiser les liens
Etudes de cas :
6.1 – Un évènement hyperlocal en rich media
6.2 – La métaphore fluviale au Festival Ching Ming
6.3 – Quatre heures de travail pour une minute de vidéo
6.4 – Rythmer un montage
6.5 – L’avion qui se cabre et se retourne
6.7 – Diaporama sur un colloque
6.8 – Le grand chantier journalistique des données publiques
6.9 – « Ushahidi », plateforme de témoignages en temps réel
6.10 – Les relations de lobbying au Congrès des Etats-Unis
6.11 –La hiérarchie des liens dans un article du New York Times

Chapitre_7_Les_niveaux_de_la_polyvalence.jpg

Chapitre 7: Polyvalence et travail en essaims
L’expertise, c’est la responsabilité
L’atout du développeur
Compétences plurielles
Les bonnes connaissances
Nécessité d’un protocole éditorial
Apprentissages productifs
Bricolages inventifs
Etudes de cas :
7.1 – Un dispositif de collecte: trois personnes, huit modes d’expression
7.2 – Annoter des captures de pages web en mode collaboratif
7.3 – Problématiques des rédactions intégrées
7.4 – Echanges de savoir-faire

Strategie_rich_media.jpg

Chapitre 8: Stratégies rich media
Enrichissement par agrégation continue
La diffusion multicanal
Régénérer la communication d’entreprise
Réduire les coûts de formation
Les nouvelles exigences de la publicité
Etudes de cas :
8.1 – Attractivité du « Washington Post » en période électorale
8.2 – Le « JT » par téléphone en Afrique du Sud
8.3 – Les lecteurs électroniques en compétition
8.4 – Trois chanteuses réunies par « L’Express »
8.5 – Un supplément ponctuel du « Monde »
8.6 – Le trimestriel « XXI » illustre la valeur ajoutée du papier
8.7 – « Les Dernières Nouvelles d’Alsace », quotidien pionnier
8.8 – Le rich media comme argumentaire commercial

Chapitre 9: Un reportage exemplaire
Les intentions
Le déroulement
Le résultat final
Investissements en temps et en argent

Chapitre 10: Questions et réponses
Points de vue d’internautes
Points de vue de journalistes
Quels développements?
Sur l’information et le journalisme

vendredi 19 juin 2009

Le "New York Times" exploite l'interactivité comme valeur ajoutée à l'information

Pionnier, et toujours en avance, dans le traitement des évènements complexes en rich media, le "New York Times" montre comment la transformation d'une base de données en une carte interactive procure une forte valeur ajoutée à l'information.

NYT_homicides_map_global.jpg

Sur cette carte, les petits cercles de différentes couleurs représentent tous les homicides recensés par la police depuis 2003 dans les cinq districts de la ville. Au premier coup d'oeil, l'infonaute comprend que le Bronx est plus dangereux que Manhattan.

Il peut vérifier cette impression initiale en entrant une adresse dans une boîte de dialogue,NYT_homicides_map_7eme_avenue.jpg sur la 7ème avenue de Manhattan par exemple: il y a peu de scènes de crimes autour du pointeur dans ce très chic quartier des médias et de la publicité.

Les codes de couleurs permettent de savoir avec quelles armes les homicides ont été commis, par qui (sexe, âge, appartenance ethnique) et qui en a été la victime avec les mêmes éléments d'identification, y compris la date, voire l'heure, du décès et les motivations du meurtrier quand elles sont connues..

NYT_homicides_map_precision_sur_un_crime.jpg

Cependant, l'information la plus intéressante de cette carte globale réside dans représentation des évolutions. En effet, si la totalité des crimes recensés depuis six ans est impressionnante, ce qui compte pour les citoyens, c'est de savoir si la mortalité est en hausse ou en baisse, quartier par quartier. Il y a dans ces mesures de précieux éléments d'appréciation sur les politiques sécuritaires.

NYT_homicides_map_curseur_temporel.jpg

Un curseur temporel situé au-dessus de la carte permet de visualiser, année par année, le caractère plus ou moins létal de la ville et de ses différents quartiers.

La valeur ajoutée de la carte du "NewYork Times" s'apprécie d'abord du point de vue de l'internaute. Il ne pourrait pas assimiler, dans un texte et même sous la forme de tableaux ou de graphismes statistiques, toutes les données textuelles et chiffrées concentrées dans cette visualisation. Du coup, les deux pages de texte du site web peuvent se consacrer à la contextualisation des données cartographiques.

NYT_homicides_genres_de_crimes.jpgC'est évidemment le travail journalistique que produit cette valeur ajoutée. Il suffit d'imaginer l'ampleur de la collecte auprès des services de police puis son traitement séquentiel, caractéristique des industries de contenus.

La collecte des reporters du service des faits divers a été formatée dans une base de données. On reconnaît, dans le fonctionnement interactif de la carte, les relations entre les tables et les champs d'un système lourd et minutieux comme celui d'Access. Une base de données de ce type n'est exploitable que par des utilisateurs compétents.

Il a donc fallu transformer un système de gestion de bases de données relationnelles en images faciles à manipuler et à comprendre, ce qui suppose une réflexion sur l'ergonomie et une bonne dose d'empathie.

Ce travail de développement a été réalisé par sept personnes: Matthew Bloch, Shan Carter,Tyson Evans, Brian Hamman, Andrew W. Lehren, Angelica Medaglia, Jo Craven McGinty dont il importe peu de savoir s'ils sont reporters, informaticiens spécialistes des bases de données, documentalistes ou infographistes.

Ce qui réjouit l'infonaute avide d'informations qui produisent du sens, c'est la symbiose de toutes ces expertises et compétences, l'importance du travail collaboratif en essaim sur une telle production et le constat qu'un organe de presse investit dans de telles compétences.

Ce qui étonne le plus c'est que le "New York Times" ne fasse pas payer l'accès à une information aussi consistante. Qu'un organe de presse offre en consuiltation gratuite des articles peu élaborés, c'est désormais la norme. Qu'il ne fonde pas, au moins partiellement, son modèle économique sur la rémunération d'une telle valeur ajoutée est beaucoup moins compréhensible.

jeudi 4 juin 2009

Diigo, outil collaboratif pour les journalistes et leurs audiences

Un de mes anciens stagiaires de l'excellente promotion CFJ Apprentissage 16-20 Mars 2009 m'adresse un commentaire tellement intéressant que je dois l'inclure dans une note afin que le maximum de visiteurs en profite.

Cette note sera donc signée, sur le mode collaboratif, par lui et par moi.

Voici l'essentiel de sa contribution:

Je cherchais aujourd'hui un outil d'annotation de pages web.
Je suis allez voir votre blog où j'ai trouvé votre article sur Fireshot, un outil de capture et d'annotation de pages web.
Ce qui me gênait, c'est le fait que Fireshot capture la page en tant qu'image.
J'ai donc cherché un moyen d'annoter une page web en tant que telle.

Diigo_logo.jpgEt j'ai trouvé Diigo qui me paraît être un très bon outil pour le travail en essaim ou simplement pour soi même.

C'est un plug-in très bien intégré à Firefox qui permet d'enregistrer toutes sortes d'annotations d'une page. Le surlignage est possible. On peut coller des petites notes sur les pages consultés.

De plus, on a la possibilité de classer chaque note dans des dossiers taggés. Et, cerise sur le gâteau, toutes les annotations peuvent être partagées et commentées sous forme de chat par ceux à qui l'on autorise l'accès.
Fireshot est tout de même plus perfectionné en matière d'outils d'annotation.

Aurélien Chartendrault

Fireshot s'est beaucoup amélioré depuis la note du 30 mars 2008Diigo_logo_Fireshot_Studio.jpg , en particulier avec l'implémentation du Studio qui - en version d'évaluation - permet d'effectuer des captures plus fines. Mais ces captures restent, en effet, des images aux formats PNG, JPEG ou BMP .Quelles que soient les performances de Fireshot, l'annotation et le partage perdent, du coup, de leur spontanéité intuitive.

D'autant que, pour rester dans le registre du texte transformé en image numérique, le système d'exploitation Vista propose un outil de capture aussi rapide que précis.

S'il est utile de recourir aux fonctionnalités de Fireshot pour surligner et commenter plusieurs aspects d'une page un peu complexe, il suffit pour attirer l'attention sur un fragment de page de bien sélectionner la zone à mettre en valeur et de la commenter dans le courriel auquel l'image est attachée.

Diigo est beaucoup plus intéressant, vous avez raison, pour le travail collaboratif. C'est un mélange de Delicious et de Jamespot, plus incitatif que Delicious, moins blogging que Jamespot, lequel reste irremplaçable pour les revues de presse commentées et partagées.

Depuis la contribution d'Aurélien Chartendrault, j'envisage d'enlever Delicious et Fireshot de mon dispositif et de concentrer ce dispositif sur trois plateformes:

- Sindup pour rationaliser ma veille.

- Jamespot pour le travail entre journalistes, documentalistes, veilleurs, férus de technologies au service de l'information.

Diigo_mon_profil.jpg - Diigo pour les relations avec certains de mes lecteurs, journalistes ou internautes, désireux de réfléchir sur l'information aujourd'hui. Diigo semble être l'outil idéal pour les communautés actives, productives.

Je suis en effet persuadé que l'information à forte valeur ajoutée ne peut se cristalliser que dans une vraie collaboration, qui reste largement à inventer, entre les professionnels et des audiences exigeantes, car averties.

J'accueillerai donc, de manière sélective, des internautes passionnés par les problèmes de l'information au sein d'un groupe à créer sur Diigo.

Diigo_diagramme.jpg

Il y aura évidemment des passerelles entre les trois étages du dispositif. Certaines réflexions ou demandes des internautes pourront être transmises à la communauté professionnelle et inversement. Mes thèmes de veilles personnelles seront forcément inspirés par les deux autres instances auxquelles seront soumis de certains de ses résultats.

Diigo_information_fluency.jpg

Je viens d'ailleurs d'adhérer à un groupe déjà constitué qui s'intéresse à la recherche sur internet.

Merci Aurélien d'avoir rappelé qu'un formateur peut apprendre de ses stagiaires.

dimanche 1 mars 2009

Jamespot, le micro-blogging intelligemment collaboratif

Même s'ils détestent le plagiat et n'aiment pas l'idée de "pomper" des idées dans les articles de leurs confrères, les journalistes sont obligés de gérer une revue de presse.
La revue de presse fait partie de la documentation personnelle. Elle sert à mémoriser des données, à chercher d'autres angles, à pister des opérations de communication, à détecter les tentatives d'intoxication(1).

Jamespot est une plateforme conçue pour ceux, journalistes et documentalistes, qui veulent transformer une revue de presse en un contenu hautement collaboratif.

Jamesspot_logo_du_site.jpg

Inscription gratuite, paramétrage facile: en quelques minutes l'utilisateur se retrouve dans un espace qui tient à la fois du micro-blogging, du blog et du wiki.

Jamesspot_bandeau_outils_de_gestion.jpg

Du micro-blogging, Jamespot a la dimension "instantanéiste" mais contrairement à celle de Twitter, elle est au service de la productivité.

(Dans son utilisation compulsive et un peu narcissique - l'obsession addictive des followers est de même nature que celle de l'audimat, avec les mêmes effets sur les "moitrinaires" - Twitter est chronophage. Le rapport entre le temps passé à tweeter, à gérer ses audiences et le rendement intellectuel des contenus collectés ne semble pas équilibré. On y fait de la veille cumulative dans le meilleur des cas, du relationnel la plupart du temps.)

Jamesspot_barre_edition.jpg
Jamespot fait gagner du temps dans la collecte puisqu'il suffit de cliquer sur un plug-in de navigateur pour capter le titre, les premières lignes et l'adresse d'un article.

Cet article est automatiquement sourcé. Il fait l'objet d'une mise en forme dans la présentation générale choisie par le spotter.

Jamesspot_trois_icones_fonctionnelles.jpg
Une panoplie complète d'outils d'édition permet de commenter chaque élément de la revue de presse et de partager les réflexions avec les personnes concernées ou intéressées par le sujet.

Exemple: un journaliste intrigué par la fiabilité d'un article le transmet avec les annotations qui motivent sa perplexité à un(e) documentaliste pour lui demander de faire des recherches, à un confrère plus spécialisé pour lui demander son avis, à un informateur extérieur pour vérifier une donnée.

Jamesspot_gestion_de_contacts.jpg
Une activité de ce type, hautement collaborative, se mène plus facilement que sur de nombreux blogs. Elle crée les salutaires réflexes du travail en essaims: concentration sur un thème de plusieurs compétences et expertises.

Espaces critiques pour infonautes avisés

Autre exemple: un journaliste veut discuter avec des infonautes sur un article déjà publié ou sur une enquête en cours. Il ouvre un spot et invite des interlocuteurs à commenter le thème qui justifie ce spot.
En dehors des rédactions, les infonautes peuvent évidemment ouvrir des espaces de discussions, voire des espaces critiques, à partir de revues de presse dans lesquelles seraient collectées les articles qui posent des problèmes à leurs lecteurs.

Jamesspot_panneau_outils_web_2.0.jpg
Jamespot est complètement ouvert sur les autres espaces éditoriaux de web 2.0. Un panneau énumère d'innombrables possibilités de publication ailleurs.

Jamesspot_deux_spotters_2.0.jpgIl faut sans doute être ouvert bien sûr mais aussi sélectif et rigoureux pour agréger, sur des thèmes précis et consistants, des communautés susceptibles de fonctionner en intelligences collectives.

Dans le cadre d'une rédaction normalement constituée, ce ne devrait pas être totalement impossible.

1) Le milieu journalistique est tellement petit, segmenté et conformiste qu'il est facile de savoir - en politique surtout, mais aussi en économie et dans d'autres secteurs - "qui est informé ou manipulé par qui" ou "qui roule pour tel personnage, tel groupe de pression ou telle entreprise".

jeudi 4 décembre 2008

Les médias en ligne et leurs blogs

Remarquable étude de François Guillot complétée par Samuel Degremont sur les stratégies de blogging des médias en ligne de l'Hexagone.

Les auteurs ont manifestement passé un temps fou à recenser les carnets, à les décortiquer. Et ils ont trouvé un moyen convaincant de les catégoriser de manière opérationnelle.

Ce travail complète, élargit, précise - et corrige dans une certaine mesure - les données purement statistiques réunies par un confrère britannique sur les journalistes blogueurs européens.

De cette étude qui ne se résume pas (il faut la lire à la source) se détachent des démarches émergentes comme celle de LePost qui prétend abolir le clivage entre les journalistes et leurs lecteurs. D'autres approches parient sur le fait que l'ouverture des blogs aux journalistes, à des invités prestigieux et aux internautes génère un enrichissement des contenus. D'autres, plus fermées, semblent vouloir préserver la marque du media. Et puis, il y a des blogs de médias sans stratégie apparente.

Le travail de François Guillot et les tableaux explicites de Samuel Degremont incitent à s'interroger les contenus produits par ces différentes stratégies ou les absences de stratégie.

Voilà un passionnant sujet de recherche universitaire à mener à partir de la typologie proposée par François Guillot, avec les outils d'analyse sémantique et une méthodologie qui devrait permettre d'évaluer sereinement ce que les blogs apportent à l'information (1).

1) Cette recherche universitaire est déjà bien engagée avec le l'analyse critique de Franck Rebillard, maître de conférence à l'Université Lyon 2, enseignant à l'Institut de la Communication et spécialiste de la socio-économie des médias et de l'internet. Son livre "Le web 2.0 en perspective", publié aux éditions de l'Harmattan, est riche, stimulant, lucide: incontournable.
Franck Rebillard appartient à l'une des quatre équipes de l'unité de recherche Elico

SOURCE: Internet et Opinion

lundi 3 novembre 2008

Le Washington Post entre dans l'économie de l'attention

Le Washington Post propose à l'occasion des élections une carte interactive en rich media.

Washington_Post_Carte.jpg

Au bas de la carte, une ligne temporelle indique les quantités de documents disponibles tel jour à telle heure.
Le passage du curseur fait apparaître un inventaire des articles de journaux, billets de blogs, fichiers audio, photographies, séquences vidéos, messages au format de micro-blogging selon Twitter.
L'infonaute peut sélectionner tout ou partie de l'offre. Il peut donc suivre cette actualité dans plusieurs registres de traitement de l'information. Simultanément ou successivement. Sur l'ensemble du territoire ou dans une localité particulière.

Comparée aux mappemondes fades et inertes que les sites web des médias français s'obstinent à mettre en ligne, simples numérisations de planisphères imprimées sur papier, la performance technologique des développeurs et infographistes du Washington Post - Dan Berko, Chris Buddie, Jesse Foltz et Steven King - est admirable. Elle semble regorger de réponses variées aux 5 "W" : "What ?", Who?" "Where ?", "When", "Why" ?.

Washington_Post_Profusion.jpg

La prolifération de documents suscite cependant une seconde réflexion sur la manière dont l'évènement est appréhendé par les médianautes et sur le rôle des journalistes dans la mise en oeuvre de cet entendement.

La twitterisation du journalisme
La hiérarchisation des faits, qui aurait dû rester une responsabilité essentielle du journaliste, semble complètement pulvérisée par le mélange de tweets, de posts et clips dont l'origine n'est pas toujours clairement perceptible, pour ne rien dire de leur valeur informative.

Washington_Post_Tweet.jpgLe reproche qui était adressé à France Info en 1987 prend ici une nouvelle acuité. La radio d'information continue place généralement au début de ses sessions, non pas ce qui est le plus important mais - sauf circonstances exceptionnelles comme les élections américaines - ce qui est le plus récent: un faits divers à forte charge émotionnelle qui sera oublié le lendemain prend la place, dans le flux radiophonique linéaire, d'un fait qui aura peut-être une portée historique.

La carte espace-temps interactive du Washington Post n'est évidemment pas un flux. C'est un amoncellement de document relatifs à un évènement. Aucun n'est donné comme plus important que les autres. L'anecdote insignifiante y côtoie, peut-être, le fait porteur d'avenir. Les factoïdes, ou non-évènements qui ont un retentissement non justifié, brouillent la compréhension de l'Histoire en train de se faire. C'est sans doute une des formes de la ''twitterisation'' du journalisme.

Cependant, la sensation de profusion conduit inévitablement à la notion de temps passé par les internautes sur une plate-forme d'information et, donc, à l'économie de l'attention (1) qu'aucun journaliste ne peut désormais ignorer. Eric Sherer, de l'AFP Media Watch a publié cet été un remarquable document de 150 pages sur cet environnement à la fois stimulant et contraignant. Un écosystème qui renvoie au fameux "temps de cerveau disponible" énoncé par l'ancien président de TF1.

Il s'agit bien, avec cette carte, d'attirer l'infonaute sur le site et de l'y retenir le plus longtemps possible, en espérant en outre le fidéliser.
Si l'attractivité des contenus est suffisamment forte, même au détriment de la hiérarchisation des faits dans un premier temps, le médianaute peut à la longue retrouver le goût de l'information - sortir de l'inforexie - et se rallier ensuite aux contenus journalistiquement structurés. Ce dont le Washington Post ne manque pas.

1) Sur l'économie de l'attention, lire aussi l'article de Philippe Chantepie dans "Culture web", pages 495 à 510, notamment page 500.

vendredi 17 octobre 2008

La créativité rich media du Financial Times

Alors que les sites d'information français les plus influents s'entêtent à déverser sur leurs pages web inertes de la texture grisâtre avec, ici et là, des clichés usés jusqu'à la corde ou de mornes cartographies statiques, le vénérable Financial Times déploie à l'occasion de la crise financière une réjouissante créativité en rich media.

FT_bandeau_superieur.jpg

Le chef d'oeuvre est, ci-dessous, une interface signée Skye Doherty, Steve Bernard et Caroline Nevitt.
Intitulée "La rue des banques", la métaphore graphique renvoie au bandeau ci-dessus qui exploite, lui, la métaphore de la ville pour exprimer la notion de globalité. On ne peut pas s'empêcher de penser que cette "Ville globale" -où l'on reconnaît des empreintes de San Francisco, de Tobyo, Melbourne ou New York - est une excroissance, par glissement sémantique, du prophétique "village global" de Marshall McLuhan.

FT_interface_interactive.jpg

Quoi qu'il en soit, les artistes développeurs du FT ont su incruster dans cette métaphore de la rue:

- une ligne chronologique qui débute en septembre 2007, date de la prise de conscience de la gravité de la crise des subprimes
- des données que le curseur de la souris découvre en passant sur les gratte-ciel
- un diaporama sur l'affaire Kerviel
- les interventions en vidéo d'analystes financiers.

Le résultat est ergonomie exemplaire qui associe la réactivité à la profondeur.

Parmi les autres modules en rich media, une webTV qui rappelle celle de BreakingViews et une carte interactive qui montre et chiffre les interventions des différents gouvernements à travers le monde.

FT_carte_interactive_mondiale_des_interventions_gouvernementales.jpg

Face à une telle offre de contenus, et compte tenu de la haute fiabilité qui caractérise la marque média "FT", l'infonaute ne peut que souscrire un abonnement.
Car l'attractivité et la fidélisation figurent en bonne place parmi les avantages concurrentiels du rich media journalistique.

lundi 22 septembre 2008

Webreportage de Géo récompensé aux Etats-Unis

Logo_ONA.jpgMeilleur site d’information en rich media selon ma conception du rich media (1) Webreportage de Géo vient d’être récompensé à Washington par la Online News Association.

Webreportages_logoi_ONA_2008.jpg

La distinction concerne ce que j’ai salué dès la naissance du site il y a un an: « capacité à raconter une histoire à un public d’internautes en utilisant l’interactivité, les animations électroniques, les photos, l’audio et la vidéo. »

Webreportage_winners_dinner.jpg
(Photo Ashleigh Bennet/Morgan Phelps)

A première vue, le palmarès de l’édition 2008 n’est pas très enthousiasmant : vingt quatre récompenses, c’est beaucoup surtout quand on y retrouve Reuter, CNN, le Washington Post et le New York Times. Il est vrai que ces organes d’information investissent énormément dans le journalisme électronique et que sur certains évènements, ils lui donnent ses lettres de noblesses.

Webreportage_logo.jpg

Le fait important est que le Webreportage de Géo est le seul site français dans le palmarès où ne figurent que quatre lauréats non américains. Webreportage de Géo a été choisi par une centaine de journalistes parmi 800 sites dans sa catégorie.

Et cette appréciation, qui vaut tous les trophées : « Un des meilleurs exemples de profondeur et de richesse dans une approche fluide et claire. »
Exactement ce dont le journalisme français a besoin pour se re-légitimer.

1) Rappel: Largement développée, illustrée et discutée dans ce blog, ma conception du rich media se distingue de ce que recouvre le terme " multimedia" dans son utilisation la plus fréquente – du texte partout, une photo ici, un son là, une vidéo ailleurs – par ,au moins, deux exigences:

- structurer les contenus selon une stratégie éditoriale cohérente

- affecter aux modes d’expression les plus pertinents (textes,images, sons, liens) les différentes composantes d’une information et articuler les modules ainsi constitués de manière ergonomique. Ce que fait parfaitement le site Webreportage de Géo.

jeudi 14 août 2008

FLYP, magazine en rich media presque parfait

Flyp_logo.jpgFlyp est un magazine exclusivement conçu pour le web, sans équivalent sur papier. Il répartit ses contenus entre le texte, le son, les photographies, les graphiques, les animations électroniques, la vidéo et il propose de l’interactivité. Flyp devrait être considéré comme un modèle de publication en rich media. Il n’est qu’un produit multimédia. Voici pourquoi.

Flyp_barre_fonctions_rich_media.jpg

Tous les ingrédients sont là. D’abord – et c’est le plus important pour un tel positionnement - une rédaction de six reporters polyvalents, assistés par quatre spécialistes du design numérique.

Flyp_saving_the_blues.jpg

Ensuite, des sons et des vidéos de bonne qualité. Des animations pertinentes et astucieuses. Une mise en page aérée. Sur la page d’accueil, un design sophistiqué concilie l'esthétique et l'ergonomie. Le visiteur trouve l’équivalent de la « une » assorti d’un sommaire explicite.

Les limites du dispositif apparaissent assez rapidement. Technology_review.jpgElles s’insinuent dans l’inévitable comparaison avec la Technology Review du Massachusets Institute of Technology dont l’interactivité est beaucoup plus développée.

Flyp_six_bluesmen.jpg

Plus grave : pendant que l’internaute lit une enquête sur les derniers vétérans du blues dans le Sud des Etats-Unis, il entend un extrait de la musique produite par un seul artiste sur une page qui présente six musiciens.

Deux problèmes :

- L’intégration du son et de l’image est imposée. Dans le rich media le plus pur, l’infonaute doit pouvoir choisir entre trois possibilités : lire en silence, écouter sans lire et lire en écoutant. Le fait que la rédaction ait décidé d’une modalité d’assimilation relève d’un réflexe de médias traditionnels.

- La moindre des attentions aurait consisté à laisser l’internaute choisir lequel ou laquelle des bluesmen ou des blueswomen il veut entendre, histoire de se faire une idée. Ce n’est pas le cas : chaque arrêt sur cette page déclenche le même extrait sonore.

Le feuilletage linéaire trahit la pesanteur des vieux médias

Enfin et surtout, le principe du feuilletage. Il peut se comprendre pour une version web d’une publication sur papier, comme « Le Monde » électronique payant ou « Technology review », mais il est inadéquat pour un pure player comme Flyp. La navigation linéaire imposée trahit la pesanteur des vieux médias. Dans le pur rich media, l’infonaute doit bénéficier de la plus grande liberté pour assimiler les contenus à sa guise, quand il en a envie et comme il le souhaite. Rien ne doit lui être imposé. Il doit pouvoir aborder une enquête par un module textuel ou par une séquence vidéo, passer à un document sonore et revenir au texte ou consulter un graphisme.

La responsabilité cruciale d’une rédaction opérant en rich media se concentre dans la structuration des contenus ( ce qui réhabilité la hiérarchisation de l'information) et notamment sur leur adéquation avec tous les modes d’expression disponibles. Le journaliste rich media est un organisateur de contenus expert en langages numériques.

Jusqu’à preuve du contraire, c’est l’extension web d’un magazine papier qui s’approche le plus de la perfection. Le webreportage de Geo consacré à la Nouvelle Orleans trois ans après l'ouragan Katrina est, comme les précédents, un modèle du genre.

mardi 11 mars 2008

Sur Arte, le web donne de la profondeur à la télévision

Feuilletant les programmes de télévision en espérant y trouver autre chose que les macérations habituelles, j'ai eu la surprise de lire ceci:

Monsanto__web_hallucinant.jpg "Hallucinant" signifie, selon le dictionnaire Hachette, "très étonnant, d'une grande puissance évocatrice." Le web est accessible depuis quinze ans. Il est utilisé par les journalistes anglo-saxons comme un outil de travail somme toute banal depuis 1995 au moins (1).

Voici qu' en 2008, une journaliste "hallucine" sur le potentiel informatif du réseau.

Elle est lauréate du prix Albert-Londres 1995 et son enquête sur la firme Monsanto a été diffusée ce mardi soir sur Arte.

Nous sommes bien en France. Pays dans lequel une majorité de journalistes considère le web comme un "moulin à rumeurs". Un "café du commerce" planétaire dont une chaîne câblée extrait les sordides pitreries de Paris Hilton et de Britney Spear pour en faire de "l'info qui pétille, coco". Un espace sans consistance où un parangon du journalisme d'investigation diffuse le contenu d'un SMS qu'il n'a pas vu.

J'ai quand même voulu savoir ce que Marie-Monique Robin considère comme "hallucinant" dans les contenus du web.

Une enquête impossible sans internet

"C'est la première fois que je construis toute une enquête sur la seule base d'internet", déclare-t-elle à Télérama, 'Monsanto_bande_annonce_noir_et_blanc_2.jpg'"j'y ai consacré des journées et des nuits, hallucinée de voir à quel point toutes les informations sont là, à commencer par une masse de documents déclassifiés mis en ligne à l'issue des procès engagés contre Monsanto."Au supplément "Radio-Télévision" du "Monde, elle ajoute: "J'ai téléchargé et analysé 2 gigas de documents écrits."

L'histoire du journalisme à la française retiendra qu'en mars 2008, une irrécusable journaliste de terrain, réalisatrice de plusieurs chefs d'oeuvre du documentaire et titulaire de la plus prestigieuse des récompenses professionnelles considère le web comme une source d'information fiable.

Monsanto_photo_panneaux_.jpg

En réalité, au fur et à mesure qu'Arte diffusait l'extraordinaire travail de Marie-Monique Robin, il devenait évident qu'une enquête d'une telle qualité n'aurait pas été possible sans internet. Les données disponibles sur le Réseau structurent le reportage selon une arborescence à plusieurs dimensions. D'abord dans l'espace vers les sources, les acteurs, les témoins; d'ailleurs, détail symptomatique au niveau de la construction et du montage, chaque fois que la réalisatrice cliquait sur un lien hypertexte, cette action se matérialisait par un travelling voiture vers une ferme de l'Iowa, vers San-Francisco, en Norvège, en Inde...Mise en perspective dans la durée aussi, car le web se révèle une fois de plus dans un dossier aussi complexe comme une miraculeuse mémoire qui regorge d'informations oubliées ou cachées.

Quatre autres utilisations décisives du web

Marie-Monique Robin adopte, en fait, une approche parfaitement adaptée de l'outil web. Dans un entretien diffusé sur le site d'Arte TV, elle énonce quatre options cruciales:

1 - Les téléspectateurs peuvent poursuivre l'enquête: il leur suffit de renoncer à leur passivité et à devenir actifs en se transformant en internautes. C'est un gage de crédibilité pour les journalistes qui donnent leurs sources à leurs audiences afin qu'elles puissent juger "sur pièces".

2 - Certains aspects de l'enquête sont un peu compliqués; c'est le cas, en effet, des mécanismes biochimiques qui produisent les OGM. Il y avait quelques images de synthèse dans le reportage mais c'est dans les documents mis en ligne que résident les explications les plus convaincantes. Peut-être aussi dans le livre.

3 - C'est une manière pour la journaliste de se protéger contre Monsanto.

4 - Elle utilise un outil d'identification des adresses IP pour vérifier ses sources. Elle prouve ainsi que les tentatives de disqualification scientifique des savants hostiles aux OGM sont parties d'ordinateurs localisés chez Monsanto ou au sein d'une filiale de Monsanto.

Ces options se concrétisent remarquablement dans le déploiement informationnel effectué autour du film de Marie-Monique Robin.

Monsanto_couleurs.jpgIl y a d'abord le superbe dossier du site Arte-TV: des contenus riches et diversifiés bien structurés avec une ergonomie qui incite à naviguer dans les blocs de données textuelles, photographiques ou en vidéo. S'ajoutent à cette matière informative un forum, un espace chat, des liens vers le DVD et le livre.

Précisément, avant le film il y a le livre et après la diffusion télévisée, il y a le DVD et surtout le site et le blog. C'est sur le site que l'on trouve la documentation la plus dense, la plus intéressante, quant au fond du problème traité. Le blog de la journaliste remplit parfaitement sa fonction de lien avec les audiences - lecteurs, téléspectateurs et internautes - auxquelles sont proposés les arguments et la passion de l'enquêtrice.

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Résumons: un livre, une soirée télévisée avec un film et un débat, un DVD, deux sites de référence ( celui d'Arte et Combat-Monsanto ), un forum, un chat, un blog, des liens. C'est du rich media presque parfait. Presque, parce qu'il y manque des graphiques et animations didactiques, notamment dans la dimension scientifique du problème des OGM.

L'acuité et la profondeur

C'est superbe grâce au web. Parce que si la télévision souligne l'acuité du regard de Marie-Monique Robin, le web confère au sujet une profondeur que même le livre ne peut lui apporter.

L'enquête de Marie-Monique Robin pourra être regardée pendant plusieurs jours après sa diffusion télévisée sur le site Arte-TV.com. A voir absolument: modèle définitif de journalisme d'investigation.

LIEN PERMANENT

1) En décembre1994, abonné à Compuserve et navigant péniblement sur Mosaïc, j'ai reçu du professeur James Fishkin toute la documentation sur les sondages participatifs qu'il mettai au point à l'Université d'Austin (Texas). Cette nouvelle manière de mesurer l'évolution de l'opinion a été découverte par le journal "Le Monde", treize ans plus tard, le 18 octobre 2007. En 1994, la chaîne de télévision LCI pour laquelle je travaillais en tant que journaliste politique avait rejeté l'information parce qu'elle venait d'internet.

jeudi 27 septembre 2007

"The Economist" s'appuie sur les blogueurs influents

The_Economist_cover_Everything_connects.jpgModèle de journalisme toutes catégories confondues, "The Economist" a identifié une centaine de blogueurs influents aux Etats-Unis.

La rédaction leur envoie les principaux articles de la prochaine livraison quelques jours avant la parution de la version imprimée.

Libre aux blogueurs privilégiés de commenter, ou non, les contenus qu'ils reçoivent en avant-première.

L'objectif est bien de susciter un "buzz" de qualité, dont la teneur et la propagation sont assurées par des prescripteurs reconnus et respectés dans les domaines politique, économique, technologique et culturel.

C'est la reconnaissance par une publication hautement crédible de ce que la blogosphère offre de plus stimulant: l'information exigeante partagée par l'intelligence. Sans confusion possible entre des journalistes rigoureux et des blogueurs avisés. Avec le respect des journalistes pour lesdits blogueurs.

Source principale:Editors Weblog

Décidement enclin à l'interactivité, "The Economist" organisera à partir d'octobre de grands débats thématiques, "dans le style d'Oxford", sur les grands enjeux de notre époque. En fait, il s'agira d'une réouverture puisque le premier débat entre la rédaction et des lecteurs a eu lieu en 1843. Grâce aux réseaux électroniques, les débats seront ouverts à tous les lecteurs; ils seront consultables en permanence et feront l'objet d'alertes thématiques, sur demande, par courriels.

Autres sources sur le "buzz" confié aux blogueurs":
Editors Weblog
Journalism
Association of Online Publishers

Débat en ligne entre la rédaction et ses lecteurs
The Economist
Voir aussi ma note sur "Communiquer par l'image" [ Lien permanent|/post/2007/09/27/The-Economist-sappuie-sur-les-blogueurs-influents]

lundi 10 septembre 2007

Brouet juvénile

Mis en ligne par "Le Monde interactif", lepost.fr diffuse toutes les quatre à huit minutes une succession indifférenciée de dépêches d'agences, d'articles produits par une rédaction et de notes rédigées par des internautes.
Le contenu ne fait l'objet d'aucun classement par thèmes, d'aucune hiérarchisation de l'information. En sorte qu'un papotage sur Pamela Anderson peut succéder à une explication sur les régimes spéciaux de retraite selon les règles du rugby.

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jeudi 23 août 2007

"Chat" nomade

Expériences amorcées en 2006-2007

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